Merci et réponse à tes questions Sophie ( 1 sur 2...)
Merci Sophie pour ce sympathique message de bienvenue, pour l'intérêt sincère que tu portes aux autres...
Et aussi je trouve ces deux dernières photos magnifiques. Plus légères que les autres...
Pour essayer de répondre à tes questions...(que je ne trouve pas indiscrètes du tout. Ca ne peut me faire que du bien d'essayer d'y répondre),
Oui beaucoup de choses ont changé en moi. J'ai l'impression d'avoir été en évolution permanente toutes ces années où je cherchais, un sens, une raison à l'existence.
Et au vu de ton message d'hier sur la spiritualité, je sens que ce n'est pas le hasard qui m'a fait découvrir ce site ! Principalement, comme pour toi, au cours de ces années j'ai découvert une certaine forme de spiritualité.
Par où commencer ? Comment essayer de résumer, d'expliquer mon cheminement sans être trop longue, ennuyeuse ?
Pour me situer un peu, mes problèmes existentiels ont vraiment commencé lors du décès de mon frère ainé, Denis, que j'aimais plus que tout au monde.
Il avait 19 ans, j'en avais 11. Il s'était toujours occupé de moi, c'était un "frère-poule".
J'étais catholique de par ma mère surtout et je me suis révoltée contre Dieu qui avait oté la vie à quelqu'un de si jeune, si gentil et qui avait tant souffert.
Contre mes parents aussi, qui à mes yeux l'avaient maltraité. Mon père de façon active, en l'humiliant, le méprisant, le maltraitant physiquement aussi. Et ma mère, passivement, en laissant faire.
J'ai aussi une soeur cadette qui a 5 ans de moins que moi.
J'avais des amis mais leurs préoccupations étaient toutes autres que de se demander si la vie a un sens et lequel. Heureusement pour eux !
J'avais l'impression d'être immensement seule.
J'ai occupé mon temps, en dehors de l'école, à lire, faire du sport beaucoup, écouter de la musique
énormément, dessiner,écrire... Et j'ai traversé la vie comme ça, un peu comme un fantôme. Dans un monde assez clos, trés intérieur.
C'est vers 18 ans que j'ai commencé à fumer des joints et boire, sous leur effet je me sentais autre, sans plus de questions, d'angoisses, de bouillonnement en moi.
J'étais lègère plus qu'une plume et j'arrivais à m'exprimer, à rire, à survivre. Mais j'étais "vide".
Il y a une dizaine d'années, un peu plus, j'ai commencé à entr'apercevoir, par l'intermédiaire d'une personne remplie d'amour, qu'il y avait une "force", une "présence", qui était prête à nous aider, nous guider.
Que chacun d'entre nous à une sorte d'ange gardien personnel.
Petit à petit je fais confiance à ce guide. C'est tout sauf une relation rationnelle, tangible, palpable. Et c'est trés difficile de décrire en quoi cette "relation" consiste.
Je parle intérieurement, et les "réponses" me viennent sous des formes trés variées. (Ce que j'écris là pourrais me valoir un internement en psychiatrie aux yeux de certains...)
Cette "relation" me permet de prendre confiance en moi, en ce que je pense, ce que je ressens. Elle permet de donner un sens à ma vie. Un sens qui ait du sens, de l'essence à mes yeux,
l' amour au sens universel. Et j'ai encore énormément de travail à faire dans ce sens.
Voilà pour ta première question Sophie...
Pour synthétiser, oui, j'ai l'impression de me transformer, d'évoluer, d'apprendre chaque jour, à travers des petits ou grands évènements, heureux ou douloureux. Je prends confiance en moi progressivement.
J'apprends ou j'essaie d'apprendre, la patience, la tolérance, l'ouverture aux autres, l'acceptation de ce que je suis, de ce que j'ai été, l'acceptation de certaines réalités de ce monde où nous évoluons même si elles me paraissent laides, cruelles... inhumaines. Et je crois à nouveau en quelque chose, un Dieu à "visage humain" ; l'Amour.
A bientôt
L' Ephémère
Comme un papillon sous la voûte du ciel,
Palette mobile dans l'insouciance des airs,
Cela fait des jours que je nais et renais.
Me nourrissant de l'instant présent,
Mélangeant sourires et soupirs.
Sur la fleur qui s'étire je me pose
Et, jusqu'à l'ivresse de son parfum je m'inspire
Pendant que le soleil caresse mes frêles ailes...
Un jour, un instant pour vous peut-être,
J'atteindrai enfin la rivière.
Là, dans les reflets changeants de l'eau,
Je resterai voir danser les poissons argentés.
Ecoutant les étoiles me parler de la vie.
Puis j'irai m'endormir sur une feuille accueillante,
Pour une heure, une nuit, pour un temps.
Mais déjà la lune s'évapore, ensevelie d'or,
Une autre aurore s'annonce, ses vertiges avec elle.
Cela fait des jours que je nais et renais...
manonyme






